Tarn : Albi et sa Cathédrale

 

 

 

 

 

La Cathédrale Sainte-Cécile, le Palais de la Berbie et en premier plan, le Pont Vieux, vus de la rive droite du Tarn.

 

 

D'autres vues dans l'Album Photos :

ESCAPADES, La Cathédrale d'Albi

 

 

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Albi est remarquable par son impressionnante cathédrale fortifiée Sainte-Cécile et son Palais de la Berbie, ancienne résidence des archevèques d'Albi, qui dominent le centre ville historique et la rivière. Ville natale d'Henri de Toulouse-Lautrec, elle abrite un musée regroupant une très importante collection d'oeuvres du peintre post-impressionniste.

 

Albi est surtout un haut-lieu historique dont le nom a été donné aux adeptes du catharisme, les Albigeois, qui subirent une répression violente au XIIIème siècle, connue sous le nom de Croisade des Albigeois, de la part de l'Eglise catholique. La cathédrale Sainte-Cécile fut édifiée par les catholiques pour lutter contre l'hérésie cathare.

 

La construction de cette imposante cathédrale comme celle du palais épiscopal fortifié de la Berbie, ancre la ville dans le giron de l'Eglise.

 

 

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Cette ville magnifique méritait bien que la France dépose un dossier de candidature au Patrimoine Mondial de l'UNESCO ; ce qui a été fait le 27 janvier 2009.

 

Le périmètre du bien retenu comprend notamment :

 

La cathédrale Sainte-Cécile

Le Palais de la Berbie

L'Eglise Saint-Salvi et son cloître

Le Pont-Vieux

Les berges du Tarn comprises entre le Pont-Vieux et le pont ferroviaire

 

 

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La découverte d'Albi et de sa cathédrale nous a marqués. Nous reparlerons plus longuement d'Albi dans un autre article mais sa cathédrale mérite un hommage particulier qui représente bien mal ce que nous avons vu et ressenti lors de nos visites.

 

 

Bien avant d'entrer dans Albi, on la voit de loin, qui domine et protège la ville étalée à ses pieds.  Et on est devant elle : une forteresse de brique rose qui vous écrase de sa puissance, de sa masse sans fioritures, sans ornements, d'une pureté sévère et élégante.

 

Puis on découvre son entrée sous le Baldaquin, une merveilleuse dentelle de pierre d'une finesse et d'une légèreté incroyables.

 

On entre et c'est le choc : le regard ne sait où se poser devant ces peintures, ces délicates sculptures de pierre, les statues, la richesse des peintures et de la décoration de la voûte aussi fraîches qu'après que le dernier coup de pinceau ait été donné par les artistes qui les ont peintes.

 

Les descriptions et photos ne pourront que transmettre pauvrement ce que l'on voit et ce que l'on ressent devant ce chef d'oeuvre du à la foi et au talent des bâtisseurs, des sculpteurs, des peintres, de tous ceux qui y ont travaillé. Ces anonymes ou non ont droit à notre reconnaissance de même que les Albigeois qui ont su protéger et entretenir leur cathédrale pour la garder intacte au fil des siècles.

 

La Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi est la plus grande cathédrale de briques au monde ; posée sur un piton rocheux qui domine le Tarn, elle s'apparente, par sa forme et la simplicité de ses lignes, aux églises gothiques du Midi toulousain, mais elle les surpasse par son ampleur et l'élan de ses contreforts, harmonieusement arrondis et répartis. Deux siècles auront été nécessaires pour son édification, de 1282 à 1480.

 

 

 

Cathédrale Sainte-Cécile : chevet et à gauche, le baldaquin

 

 

Eglise fortifiée, et à ce titre symbole du pouvoir temporel de l'Eglise, elle exprime aussi un renouveau catholique après la crise cathare.

 

Fermée de toutes parts comme un navire de haut bord, la cathédrale d'Albi, contrairement à ses soeurs du nord, ne possède pas de façade ouest monumentale à vocation pédagogique, mais une seule entrée latérale en forme de baldaquin, chef d'oeuvre du gothique (v. 1530), unique élément extérieur de pierre sculptée dans cet amas de briques.

 

L'intérieur du monument marque une rupture avec l'aspect massif de l'extérieur. On pense généralement que ce sont des artistes flamands, inconnus, qui réalisèrent la gigantesque peinture murale du Jugement Dernier (1475-1480). Au même moment, des artistes français sculptent en gothique flamboyant le jubé et la clôture du choeur (1475-1484). Cet ensemble de pierre est orné d'une magnifique statuaire polychrome, témoignage unique par son importance et sa qualité, de la sculpture française du XVème siècle.

 

 

 

Grand Orgue et peinture murale du Jugement Dernier

 

 

Cet ensemble est remarquable par sa surface, par sa qualité et sa disposition en miroir ; cette gigantesque peinture à la détrempe couvrait à l'origine près de 200 m2. On distingue trois registres : le ciel, la terre et l'enfer.

 

Au paradis figurent les anges, les apôtres, puis les élus, dans un ordre de préséance qui reproduit celui de la cité terrestre. La terre tient une place réduite. Une gesticulation frénétique trahit l'épouvante des impies.

 

L'enfer occupe le registre inférieur. A l'origine, il comptait autant de compartiments que de péchés capitaux : orgueil, envie, colère... l'avarice, la gourmandise et la luxure sont traitées par le feu ; la paresse a disparu car cette oeuvre fut mutilée au XVIIIème siècle par l'ouverture, au centre de la paroi, d'un accès à une chapelle située sous le clocher.

 

 

 

Porte de la Chapelle Saint Clair

 

 

L'imagination visionnaire des peintres a ici la même puissance que celle de Jérôme Bosch, leur contemporain.

 

Les fresques de la voûte forment l'ensemble de peinture italienne de la Renaissance le plus vaste (97 mètres de long sur 28 de large) et le plus ancien de France (1509-1513)

 

 

 

Grande voûte de la Nef

 

 

Ce bleu profond qui tapisse les voûtes au dessus du choeur est ce fameux "bleu de France" qu'on dit aussi "bleu roi". Contrairement à ce qui a longtemps été mentionné dans les guides touristiques, ce bleu ne provient pas du pastel (plante tinctoriale donnant une couleur bleue, cultivée dans la région à la même époque) ; en effet le bleu de pastel n'était alors exploité que pour la teinture.

 

Lors de prélèvements au niveau de la voûte de la nef, on a pu établir que cette couleur avait été obtenue à base de lapis lazuli et d'oxyde de cuivre ; c'est sans doute le choix de matériaux de qualité qui explique le très bon état de conservation de la voûte.

 

L'étonnante clôture de choeur ou jubé (fin XVème siècle) de style flamboyant est ornée d'une statuaire polychrome sculptée par les ateliers bourguignons de Cluny, d'autant plus précieuse que la plupart des jubés ont été détruits.

 

 

 

Façade du Jubé qui clôture le Grand Choeur

 

 

Le trésor de la Cathédrale d'Albi est aménagé dans une chapelle haute, dont les travaux ont révélé la vocation initiale, celle d'une chambre forte destinée à abriter dès le XIIIème siècle, les archives et les objets précieux de la cathédrale.

 

Voir d'autres photos dans l'Album Photos, Escapades - La Cathédrale d'Albi - Tarn

 

Sources :

 

Wikipédia

 

Mairie d'Albi

 

 



Article ajouté le 2009-08-19 , consulté 166 fois

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