Dordogne – Périgord Noir
Château de CASTELNAUD
Il domine la vallée de la Dordogne et offre un magnifique panorama sur les sites de MARQUEYSSAC,
LA ROQUE GAGEAC et BEYNAC, son grand rival.
(Voir les articles les concernant dans NEWS)
Castelnaud, ou plutôt Castelnau, le château neuf, est certainement fondé au XIIème siècle. Propriété du seigneur cathare Bernard de Casnac au début du XIIIème siècle, il est pris par Simon de Montfort en 1214, lors de la croisade contre les Albigeois. Un nouveau château est alors reconstruit. Le donjon et la courtine datent de cette époque.
On aperçoit à l'extrême gauche du donjon, une catapulte ; le château fort est entièrement consacré à l'art de la guerre au Moyen Âge.
Il est restitué à son seigneur, Aymeric, par Louis IX (Saint Louis) ; lors du traité de Paris, afin de mettre un terme aux conflits incessants, entre Français et Anglais, qui suivirent le remariage d'Aliénor d'Aquitaine, Saint Louis cède, avec l'Aquitaine, Castelnaud à Henri III, roi d'Angleterre.
Mais l'accalmie n'est qu'apparente car Castelnaud monte en puissance et tient pour l'Anglais alors que Beynac tient pour le Roi de France. Les rapports entre eux s'enveniment mais avec la guerre de Cent Ans, les affrontements ne sont plus de simples rodomontades : Castelnaud est pris cinq fois et repris aussitôt par les Anglais. Il faut attendre 1442 pour que Charles VII, excédé, décide d'en finir et confie le commandement de l'expédition décisive à Pons de Beynac. Les Anglais sont chassés de Castelnaud, et onze ans plus tard, quittent le sol français après la bataille de Castillon.
Au XVIIème siècle, le château est rarement occupé. Abandonné à la Révolution, il ne cesse alors de se dégrader et sert même de carrière de pierre au XIXème siècle.
Classé Monument Historique en 1966, il a depuis fait l'objet de campagnes de restaurations spectaculaires.
La visite du château étant interdite aux chiens, nous nous sommes promenés dans le petit village qu'il domine, de ruelle,
en ruelle.
Sources :
http://www.relinquiere.com/region/castelnaud
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DOMME
C'est en 1281 que Philippe le Hardi entreprit de bâtir la bastide de Domme afin de contrer les velléités du roi d'Angleterre.
Créées artificiellement, les bastides devaient attirer une population : pour cela, les rois n'hésitaient pas à accorder des privilèges en tous genres aux nouveaux habitants, exemptions d'impôts ou de service militaire, droit à l'héritage, etc. Domme, peut-être en raison de l'importance qu'elle revêtait aux yeux du Roi, obtint celui considérable de battre sa propre monnaie.
150 mètres d'à-pic au-dessus de la Dordogne constituent assurément une défense naturelle intimidante, sans compter que cela permet de garder un oeil sur la circulation fluviale.
Première particularité de Domme, alors que les bastides suivent à l'accoutumée un plan très géométrique (rues rectilignes et perpendiculaires), ici la falaise a sensiblement infléchi la volonté humaine, de sorte que le tracé s'adapte à la géographie courbe du lieu.
Ceinte de remparts, la bastide du XIIIème siècle raconte un passé tumultueux illustré par ses portes fortifiées et ses tours qui servirent de prison.
Porte de la Combe
La maison du Batteur de Monnaie
Détail d'une fenêtre
La vieille halle
Fière aussi de ses pierres dorées, Domme offre la verte douceur de ses jardins suspendus au-dessus de la vallée de la Dordogne.
Une porte bien protégée,
et une autre, ouvrant sur le jardin du Couvent des Augustins
Nous avions fait une première visite à Domme, il y a plus de 30 ans !
La "vie moderne" a rattrapé Domme depuis et, il faut bien le dire, nous n'avons pas retrouvé cette ambiance particulière qui nous avait tant plu alors ; les rues sont maintenant soulignées par les files des voitures garées, les enseignes cherchant à se faire remarquer du chaland, les étalages de "souvenirs typiquement médiévaux" ou autres, probablement en provenance de pays asiatiques ... bref tout cela gâche irrémédiablement l'élégance austère des constructions médiévales qui sont plus défigurées par ces traces mercantiles que par les boulets des conflits d'antan.
Il y a des villes qui font un effort pour concilier le tourisme, le commerce qui va avec et la vie de leurs habitants avec le respect des legs des siècles passés. Il est dommage qu'elles ne fassent pas plus d'émules.






